Après l'échec de "top kill", BP va tenter une nouvelle fois de colmater la fuite de pétrole
Citation:
Comment va désormais procéder BP pour faire cesser cette fuite qui a engendré la "pire catastrophe écologique" de l'histoire des Etats-Unis, ainsi que l'a qualifiée la Maison-Blanche, dimanche ? "D'après ce que nous savons maintenant, nous croyons que le couvercle de confinement est le moyen le plus efficace de minimiser l'impact de la fuite de pétrole sur l'écosystème du golfe et les gens de la région", a dit Tony Hayward, le directeur général de la compagnie dans ce communiqué.
Tous les espoirs portent sur l'installation d'un nouveau dispositif comprenant un couvercle de confinement. BP envisage de sectionner les pipelines endommagés et d'y ajuster une structure étanche – appelée "LMRP", voir schéma ci-dessous diffusé par la compagnie – permettant de capturer le pétrole puis de le siphonner jusqu'à un navire en surface. Une option qui ne pourra pas être expérimentée avant une semaine, a prévenu BP.
"Ce dispositif n'est pas sans risque et n'a jamais été expérimenté auparavant à cette profondeur" de 1 500 mètres, a rappelé le président américain. La précédente option, qui était déjà hautement délicate et sans précédent à cette profondeur, consistait à envoyer dans le puits un mélange d'eau et de matières solides. Une fois le flux de pétrole stoppé grâce à cette "boue", il s'agissait de cimenter la source. Peine perdue, les ingénieurs n'ont pas réussi à inverser la pression dans le puits.
L'amiral Mary Landry, chef des garde-côtes, a estimé samedi que la seule solution offrant un succès certain était de creuser un puits de secours pour rejoindre la fuite et la colmater bien en-dessous du plancher océanique. Une opération en ce sens a commencé mais le puits de secours ne sera achevé que fin juillet ou début août, a reconnu BP.
Un panel d'experts mandaté par l'administration américaine a estimé jeudi qu'entre 2 et 3 millions de litres se sont écoulés chaque jour depuis le début de la marée noire. Jusqu'à présent, les autorités et BP, groupe qui exploitait la plate-forme Deepwater Horizon, avaient estimé que 800 000 litres s'échappaient chaque jour à 1 500 mètres de profondeur.
http://www.lemonde.fr/planete/article/2 ... id=1341498